dimarts, 25 de juliol del 2017

«Vive le Québec libre» lançait de Gaulle il y a 50 ans

«Vive le Québec libre»

Charles de Gaulle sur les marches de l'Hôtel de ville de Montréal le 24 juillet 1967. 

LES ARCHIVES DU FIGARO - Lors de son voyage officiel au Canada en juillet 1967, le général de Gaulle prononce un discours enflammé ponctué de la fameuse apostrophe: «Vive le Québec libre» devenue depuis une phrase historique.
«Vive le Québec libre», ce ne sont que quatre mots, mais ils sont entrés dans l'histoire ce 24 juillet 1967. Lâchés par le général de Gaulle à la fin d'un discours public lors de sa visite officielle au Québec, ces mots déclenchent une grave crise diplomatique et précipitent son départ après trois jours de visite.
Déclaration jugée «inacceptable» par le gouvernement canadien, la réaction du général de Gaulle ne se fait pas attendre: il rentre à Paris précipitamment en considérant à son tour «inacceptable» les propos du premier ministre Lester Pearson. Il annule sa visite à Ottawa. Dans les milieux politiques français, ces mots suscitent de nombreuses réactions. M. Jean Lecanuet condamne vivement l'attitude du général de Gaulle. «C'est contraire au respect du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes» déclare t-il, selon
Le Figaro, au lendemain de l'incident. M. Pierre Marcilhacy, sénateur et ancien candidat à la présidence de la République juge que «le prestige, l'âge même n'excusent rien».

La folie des grandeurs

Tout le monde s'interroge: s'est-il laissé emporter par l'accueil enthousiaste des Québecois ou a-t-il commis cette provocation délibérément. La presse unanime désapprouve l'attitude du général. Dans son éditorial le journaliste du Figaro rapporte que le Daily Mail estime que «Le général de Gaulle a été l'un des grands hommes de notre génération et que la France lui garde une dette immense. Les événements récents semblent indiquer qu'il souffre de ce que les Français appellent la folie des grandeurs, d'une sorte de corruption du pouvoir personnel qui a conduit bien des nations au désastre.»
Au moment où Nicolas Châtelain écrit l'article, reproduit ci-dessous, celui-ci ne connait pas encore la décision brutale du Général d'annuler sa visite à Ottawa; en revanche, il entrevoit déjà que «l'affaire du balcon» va entraîner des répercussions extraordinaires et marquer le destin de la Belle Province.


Article paru dans Le Figaro du 26 juillet 1967

Remous au Canada après le «Vive le Québec libre»

Le général de Gaulle n'aura jamais fini de nous surprendre. On l'imaginait venant ici en toute amitié, recueillant les applaudissements qui lui sont dus et se prodiguant en généralités affectueuses de manière à donner satisfaction à tous ses auditoires: les «fédéraux», les Québécois, les Canadiens d'obédience britannique, voire les Français émigrés qui essaient de se refaire une vie ici.
Après tout, n'est-ce pas un voyage de vacances? Il y a l'Expo 67 bâtie autour du thème humanitaire de «terre des hommes», Il y a le Saint-Laurent, des souvenirs historiques qu'on aurait pu croire de tout repos, la grande chaleur d'été. Un homme illustre, âgé de 76 ans, investi d'un prestige monumental, aurait pu se contenter de tous ces éléments qui constituent la matière première d'une réussite pour un voyage sans histoires. C'était bien mal le connaître. Il avait calculé et gradué ses effets. Il avait décidé, c'est certain, que son apparition devant la foule, hier soir au balcon de l'Hôtel de ville de Montréal, serait le point culminant de son pèlerinage. Ce qu'il n'avait pas prévu en revanche, c'est la densité de la foule qui se pressait sur le parcours de son cortège pendant la traversée des interminables faubourgs de Montréal, ni la frénésie d'enthousiasme des quelques milliers de personnes, jeunes pour la plupart, qui s'écrasaient aux abords du balcon. Et avant cela, entre Québec et ici, tous ces villages pavoisés, aux tendres consonances françaises, les cloches sonnant à toute volée, les curés tremblant d'émotion patriotique, les Marseillaises sur les places publiques...
«Je veux ce soir vous confier un secret que vous ne répéterez à personne [...] tout le long de la route, je me sentais dans la même atmosphère que celle de la Libération!»
Le général de Gaulle
«Je veux ce soir vous confier un secret que vous ne répéterez à personne, s'écria-t-il du haut du balcon, ce soir, et tout le long de la route, je me sentais dans la même atmosphère que celle de la Libération!».

Un ton ambigu

À la vérité, il y avait eu de quoi émouvoir profondément, bouleverser même, un homme chargé de souvenirs, et de quels souvenirs!
Quant à ce «Vive le Québec libre», il y aurait beaucoup à dire sur la manière dont les mots ont été prononcés. Toutes les allocutions du général se terminent ici par une succession d'interjections votives échelonnées:
«Vive la ville où il se trouve au moment donné, vive le Québec, vive le Canada français, vive la nouvelle France, vive la France».

Au balcon, hier, il marqua un temps d'arrêt après son «Vive Québec». Puis il eut une sorte de demi-sourire très curieux à observer, comme s'il voulait laisser entendre: «Vous voulez vraiment que je vous fasse très plaisir? Eh bien! essayons, voyons comment ça va sonner.» C'est ainsi que «Vive le Québec libre» fut jeté à une foule en délire, à titre expérimental en quelque sorte. N'importe, imagine-t-on un chef d'État étranger reçu officiellement à Liège et s'écriant «Vive la libre Wallonie!».

De l'embarras à l'indignation

L'incartade a provoqué immédiatement les réactions les plus diverses. Chez la petite minorité des «indépendantistes» québécois, c'est naturellement l'enthousiasme le plus vertigineux. Les milieux diplomatiques se montrent atterrés. Les anglophones, qui ne portaient déjà pas le général dans leur cœur, le vouent aujourd'hui aux enfers. Et à Ottawa, où de Gaulle doit arriver demain, on se demande avec un très grand embarras comment il faut traiter l'incident.
Faut-il laisser dire et faire semblant qu'il ne s'est rien passé.
Doit-on, au contraire, faire comprendre officiellement au général qu'il a commis un acte d'ingérence inqualifiable dans les affaires intérieures d'un État ami? Faut-il lui faire savoir qu'il ferait mieux de renoncer à sa visite à la capitale fédérale? Mais aura-t-on le courage d'infliger cet affront à un homme aussi prestigieux? On discutait de fout cela, dès hier soir, tandis que dans l'entourage du général on s'ingéniait à expliquer aux Canadiens que la formule employée ne doit pas être interprétée dans son sens littéral, que le général n'est pas venu ici pour appeler à la dissidence, et que la «liberté» telle qu'il la conçoit pour le Canada français doit se comprendre dans le contexte plus diffus de la liberté de l'esprit français à travers le monde. L'opinion est d'ailleurs très loin d'être unanime chez les Canadiens français. Nous en avons rencontré qui clament leur indignation: «De quoi il se mêle? Comme si nous n'avons déjà pas assez de problèmes à essayer de régler par nous-mêmes! Qu'il reparte, et vite! On l'a assez vu!».


Nous avons parlé avec d'autres, des intellectuels raisonnables, et ils se montraient désolés: «C'est trop tôt, disent-ils. Sans doute, de Gaulle a-t-il raison, nous savons bien qu'il sait voir loin dans l'avenir, mais à l'heure actuelle nous ne sommes pas prêts, il nous faut être patients, tout encouragement aux mouvements extrémistes ne peut que desservir actuellement la cause de l'autonomie interne du Québec.»
Le général a-t-il été mal informé, se demandent-ils aussi? A-t-il été abusé, à Paris, par une certaine propagande?
La décision du gouvernement fédéral parait avoir été difficile à mettre sur pied et les délibérations furent très longues, puisqu'elles se prolongèrent six heures au total, et nécessitèrent la convocation d'une deuxième réunion ministérielle après déjeuner.
Le premier mouvement de M. Lester Pearson et de certains de ses collègues aurait été, nous affirme-t-on, d'annuler purement et simplement la visite du général à Ottawa. On jugea cependant préférable de ne pas fermer la porte au nez du président de la République français; le communiqué publié laisse la porte ouverte à un «arrangement».
Mais, avant même la publication du communiqué de M. Lester Pearson, «l'affaire du balcon» a déjà occasionné «une retombée»: le premier ministre de la province du Nouveau-Brunswick, M. Robicheaud (pourtant un «Acadien», donc Français d'origine), a décliné l'invitation au dîner officiel que le général de Gaulle offre ce soir au pavillon de France. D'autres chaises vides seront à prévoir.

dilluns, 24 de juliol del 2017

La Catalogne ranime sa bataille avec Madrid



Manifestation pro-indépendance, en juin dernier.
Depuis que son président Carles Puigdemont a annoncé que la Catalogne organisera le 1er octobre prochain un référendum sur son indépendance, le conflit entre Barcelone et Madrid, commencé il y a cinq ans, s'est encore durci.
La Catalogne est la région la plus riche d'Espagne (20 % de la richesse du pays), une des plus attractives sur le plan économique et touristique, et la plus rebelle au pouvoir central. Sa possible sécession, que ses partisans réclament officiellement depuis 5 ans, vient à nouveau de gagner en vigueur depuis qu'en juin dernier le gouvernement autonome catalan a annoncé, contre l'avis du pouvoir espagnol de Mariano Rajoy, la tenue d'un référendum sur l'indépendance. Ce scrutin d'autodétermination est vu comme «le moment pour les Catalans de décider de leur futur», selon son instigateur, le président catalan Carles Puigdemont du mouvement indépendantiste radical Parti démocratique de Catalogne (Pdecat).
Catalogne: l'indépendance est sur des rails
Le gouvernement catalan avait déjà demandé l'avis de sa population sur l'indépendance de leur région en 2014, lors d'un référendum consultatif, qui avait fait grand bruit et avait mobilisé plus de 2 millions des 6 millions d'électeurs catalans. L'organisateur de ce premier référendum, Artur Mas, était à l'époque le président de la région catalogne. Sa victoire en 2012 avec son parti CIU aux élections régionales anticipées lui avait permis de rendre crédible son projet d'État souverain aux yeux des Catalans.

Le précédent référendum d'Artur Mas

Mas s'est retrouvé en février dernier devant le tribunal, accusé par la justice espagnole d'avoir organisé ce référendum de novembre 2014, qui avait été déclaré illégal et interdit par la cour suprême espagnole. Il a été condamné à deux ans d'inéligibilité. Pour beaucoup, ce verdict sévère est un avertissement lancé aux actuels dirigeants, notamment à Carles Puigdemont, qui a succédé à Mas à la tête de la région de Catalogne.
Mais Puigdemont a d'ores et déjà annoncé qu'il maintiendra le référendum d'octobre. «Le référendum n'est pas un problème mais un honneur», affirme le porte-parole du gouvernement catalan, Jordi Turull. Les indépendantistes semblent disposés à prendre le risque de devenir «hors la loi» en maintenant, malgré les mises en garde de Madrid, leur référendum. Puigdemont compte même, si le oui l'emporte, déclarer l'indépendance dès le lendemain.
» Carles Puigdemont: «Le droit à l'autodétermination existe!» 
Le gouvernement central n'a pas toujours réagi aussi durement face aux velléités de Barcelone. En 2006, quand les idées nationalistes catalanes ont commencé à s'organiser plus concrètement, le parlement espagnol a reconnu un nouveau statut à la communauté autonome du nord est espagnol. Un geste qui semble avoir libéré la fièvre indépendantiste.
Plus récemment, afin à nouveau de décrisper les relations avec Barcelone, le premier ministre espagnol a promis 4,2 milliards d'investissement dans la région d'ici 2022. Mais, plus que sur des promesses financières, Madrid mise sur un essoufflement de la cause indépendantiste qui semble se préciser depuis plusieurs mois. Beaucoup ne suivent en effet pas le tournant plus extrême pris par le président de la région et sa coalition indépendantiste.

Les indépendantistes ne sont pas majoritaires

Les partisans plus modérés quittent le navire devant l'ampleur de la tâche et les obstacles judiciaires montés par le gouvernement espagnol. Quatre conseillers de l'exécutif régional, qui font office de ministre, ont ainsi démissionné ou été relevés de leur fonction par le gouvernement catalan. Ils ont été remplacés par des membres plus radicaux du parti démocratique de Catalogne, surnommés les «catalibans» par les anti indépendantistes, pour leur vision radicale de la séparation. Le gouvernement Rajoy voit cette «purge» des modérés comme un dernier acte désespéré des radicaux, et l'a qualifié de «dérive très inquiétante», par la voix de son porte-parole, Inigo Mendez de Vigo.
Catalogne: entre Berga et Lérida s'expriment tous les tourments des futurs électeurs
Dans une enquête publiée vendredi dernier par le Centre d'Estudi d'Opinions, qui dépend du gouvernement catalan, à la question «voulez-vous que la Catalogne soit un État indépendant?», 49,4% des sondés ont répondu «non», 41,1% «oui», le reste ne se prononçant pas. Mais à la question «le 1er octobre, le gouvernement catalan a prévu d'organiser un référendum sans l'accord du gouvernement espagnol. Que ferez-vous?», le «oui» l'emporte largement, par 62,4% des voix, contre 37,6% pour le «non». Les unionistes, bien que majoritaires, pourraient, pour de multiples raisons, ne pas se rendre aux urnes le 1er octobre prochain. Et aux yeux du président catalan, si le «oui» l'emporte, le processus indépendantiste doit aussitôt être enclenché.

diumenge, 23 de juliol del 2017

Et maintenant l'UE va réglementer... la cuisson des frites



Les États membres de l'Union Européenne ont approuvé un texte réglementant la cuisson des aliments pouvant libérer de l'acrylamide. La Belgique inquiète pour l'avenir de sa tradition de la frite a fini par approuver le texte.Les vingt-huit États membres de l'Union Européenne ont voté mercredi une proposition de la Commission Européenne pour réduire la production d'une molécule appelée acrylamide. Cette molécule, soupçonnée en 2015 d'être cancérogène par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), se libère naturellement lorsque des aliments à base de pomme de terre, de céréales, de chocolat, ou encore de café sont chauffés à plus de 120 degrés. Et il est par ailleurs recommandé de ne pas chauffer les aliments concernés à plus de 170 degrés.
» Alimentation: trop cuire peut nuire
Cette fois, la réglementation européenne votée - qui devrait entrer en vigueur au printemps 2018- va viser les professionnels tels que les producteurs alimentaires, les fast-foods, ou encore les restaurants. La frite est l'un des aliments qui risque le plus d'être concerné par ce futur règlement. L'objectif est que les producteurs prennent des «mesures obligatoires» pour réduire la présence d'acrylamide dans les aliments, indique la Commission dans un communiqué. Des teneurs maximales de la fameuse molécule seront fixées en fonction de chaque aliment. Les mesures seront appliquées de façon «proportionnée à la taille et à la nature de leur établissement», ajoute-t-elle. «Le nouveau règlement permettra non seulement de réduire la présence de cette substance cancérogène, mais contribuera à sensibiliser l'opinion publique à la manière d'éviter l'exposition à ladite substance, qui est souvent liée à la cuisine domestique», a déclaré Vytenis Andriukaitis, le commissaire pour la santé et la sécurité alimentaire.

«La frite belge est sauvée!»

Cependant, la Belgique craignait que cette mesure ne remette en cause la recette traditionnelle des frites dans le pays. En juin dernier, Ben Weyts, le ministre flamand du Tourisme s'était fermement opposé à un tel règlement: «L'Europe menace notre culture de la frite». Mais entre-temps, les choses ont bougé. La Commission a accepté de revoir le texte en n'obligeant pas les friteries belges à revoir leurs méthodes de cuisson. «Nous avons veillé à nous assurer que les recommandations proposées soient applicables pour les petits opérateurs et respectent nos traditions et recettes nationales. (…) C'est pourquoi nous avons soutenu le texte», a déclaré après le vote Willy Borsus, le ministre belge de l'Agriculture. Il s'est également félicité sur Twitter de l'adoption du texte: «La frite belge est sauvée! L'Europe a entendu la Belgique!»

dissabte, 22 de juliol del 2017

Austries i Borbons



¿Com fou que Madrid, que a principi del segle XVI no era cap centre agrícola ni comercial de rellevància, ni tenia tradició cultural -com la veïna Alcalá de Henares-, va ser triada per Felip II com a seu de la seva cort? N’hi ha que sostenen que aquella petita villa, que es trobava enmig de l’àrida Meseta castellana, atreia bàsicament perquè els boscos de la propera Sierra de Guadarrama eren excel·lents per a la cacera. Fou sens dubte un gran error polític de Felip II i de Felip III no aprofitar el fet que també eren reis de Portugal, des del 1580, per traslladar la cort i l’administració central dels seus regnes a Lisboa. Això segurament hauria consolidat el seu immens imperi atlàntic i reforçat l’aliança entre la Corona i els notables portuguesos. Però no, aquells monarques actuaven amb una tancada mentalitat castellana, defensiva i recelosa de tota innovació.

En aquest terreny, Felip III només va permetre la petita frivolitat del validoduc de Lerma, que a principis del segle XVII traslladà la cort a Valladolid uns anys, només per beneficiar-se amb operacions especulatives escandaloses que el forçaren a dimitir.
Al principi del segle XVIII la construcció del nou model centralista dels Borbons exigia la construcció d’un sistema radial de comunicacions que fes de Madrid el centre que dominava totes les perifèries, malgrat que eren molt més riques, poblades i obertes a l’intercanvi comercial i d’idees. Així, amb els Borbons, Madrid començà a tenir un caràcter de cort relativament sumptuosa. La noblesa feia els seus palaus a prop dels reis i fins i tot l’incendi del vell alcàsser dels Àustries, el 1734, va permetre a Felip V la construcció d’un palau a la francesa, el Palau d’Orient, més digne del seu imperi.

La construcció de la capital
Amb la revolució liberal del segle XIX s’accentuaren els problemes polítics a causa de l’escassa dimensió i dinamisme de la ciutat. Un dels elements més significatius de la feble nacionalització espanyola del segle XIX fou que el projecte no comptava amb una capital prou important i dinàmica que fos l’atractiu símbol de la nova nació. El 1859, mentre un cònsol britànic podia perfectament comparar Manchester i Barcelona, no li passava pel cap fer-ho entre Londres i Madrid, perquè no hi havia color.
Durant decennis, el nacionalisme espanyol arrossegarà el complex de no tenir una capital a l’altura de les grans necessitats nacionalitzadores. Així, el Madrid del vuit-cents és bàsicament una cort amb uns governs febles que necessitaven ser grats als monarques per imposar-s’hi. Era “ la corte de los milagros ”, tan ben retratada per Valle-Inclán, on vells i nous cortesans, generals i polítics ambiciosos pactaven amb negociants, banquers i especuladors. Sorgiren llavors els grups d’interessos que volien estar a prop del poder polític per fer grans negocis. I evidentment aquell Madrid atreia la gent de províncies que aspirava a promocionar-se fent carrera administrativa o política. Així, les elits madrilenyes del segle XIX, com ha explicat Álvarez Junco, eren clarament dependents del món oficial, mentre que les de Barcelona apareixien com a molt més autònomes, a més de més europees, cultes i innovadores.
Després de la crisi del 1898, serà comprensible que el malestar dels intel·lectuals de Madrid es manifesti reconeixent que no sols no hi havianación, sinó que tampoc hi havia una capital que pogués qualificar-se d’europea. Per això un dels desafiaments de la modernització espanyola del segle XX serà convertir Madrid en una capital autèntica, i molt més després que Barcelona, amb les agregacions dels municipis del pla, la superés també en població. Des dels governs sorgiren aviat iniciatives per transformar la ciutat: metro, Nuevos Ministerios, la ciutat universitària... Malgrat tot, el Madrid dels anys 30 del segle XX encara era una “ciutat d’empleats públics”, com sostenia Josep Pla, que la coneixia prou.
L’intent d’industrialitzar

No hi ha cap dubte que la dictadura franquista, amb les seves obsessions centralitzadores, beneficià notablement Madrid. Ja des dels anys 40 s’accentuà la tendència a la concentració de les decisions polítiques i financeres a la ciutat per convertir-la en “la capital del capital”, tot forçant-hi la instal·lació de la seu social dels principals bancs, de les grans empreses públiques-Telefónica, Renfe, Seat, etc.- i de bona part de les privades. També hi hagué un important, i fallit, intent franquista de fer de Madrid una urbs industrial, amb la creació de grans empreses, sobretot del metall -Pegaso, Barreiros, Perkins, MMM-, que no van resistir les crisis econòmiques.Austries i Borbons El gran Madrid del franquisme fou també el resultat de la política d’agregació dels municipis propers realitzada els anys 1947-1954, que suposaria que la capital tingués un terme municipal 7 vegades més gran que el de Barcelona i que així la pogués passar clarament en el rànquing de població.
Tal vegada el més significatiu de la democràcia és que, malgrat l’existència de l’estat de les autonomies, tots els governs han volgut consolidar Madrid com el principal centre del poder polític i econòmic. No sols s’ha tractat de refermar l’autoritat del govern central sobre els autonòmics, també hi ha hagut la tendència a incentivar a la ciutat la presència dels principals serveis financers i de les empreses multinacionals.

Els plans estratègics de l’etapa Felipe González van ser fets amb la voluntat de consolidar la funció de centralitat de Madrid. Això era fonamental també per a la política clientelar i per a la “cultura de la subvenció”, impulsada tant pel PSOE com pel PP, que exigeix que Madrid sigui el centre recaptador i distribuïdor dels recursos públics. Aquesta tasca es justifica afirmant que es defensen els interessos de tot Espanya, quan en realitat només ho són de la classe dirigent instal·lada a Madrid. Així, no ens ha d’estranyar que avui la Comunitat de Madrid sigui l’única de les 17 on predomina la població que se sent molt majoritàriament espanyola, mentre que el sentiment de ser “madrileny” sigui força minoritari. És la prova de la tesi que la ciutat ha esdevingut el millor símbol de l’Espanya oficial del règim del PP i del PSOE.

divendres, 21 de juliol del 2017

Fisherman Adrift In The Pacific Ocean

Fisherman Adrift In The Pacific Ocean, But Where They Found Him 14 Months Later…



Fisherman Adrift In The Pacific Ocean, But Where They Found Him 14 Months Later…Alhough the human body can only endure so much, there are some people who, upon finding themselves in desperate or extreme situations, can find the strength to push beyond their normal means. That much is indeed true for Salvador Alvarenga…The 36-year-old fisherman from El Salvador was just trying to make a living, but his life would ultimately change forever on the day he decided to ship out with fellow fisherman Ezequiel Cordoba. Two days into the journey, disaster struck, and the two men would begin the greatest challenge of their lives…Salvador Alvarenga was a 36-year-old fisherman from El Salvador with the simple desire to do an honest day’s work fishing off the coast of Mexico with his a friend, Ray Perez. Unfortunately, something came up and Ray dropped out a few days before the two buddies were about to set sail. Instead, Salvador arranged to head out with 22-year-old Ezequiel Cordoba, nicknamed Piñata, instead.

The boat was loaded with tons of provisions, including 70 gallons of gasoline, 16 gallons of water, 50 lbs of sardines for bait, as well as hooks, harpoons, knives, and buckets. They also had a mobile phone, kept safe in a plastic bag, a GPS, and a two-way radio. The two had never spoken before or worked together, but they liked fishing and both of them seemed to know what they were doing…

Two days later, Salvador tensely negotiated their slow advance toward the coast. He managed to maneuver around a fair amount of choppy waves. It wasn’t enough to raise any alarms at first, but the weather was getting worse and worse as the time dragged on. Salvador was trying to remain calm, but Piñata, on the other hand, was not prepared.

Piñata was getting nervous and moody as the storm raged on. He had signed on to make $50 and had often worked 12 hour days without any complaints, but the storm was doing him in. He held onto the rail for dear life as the waves crashed around them, vomiting and crying despite himself. Soon he even took to screaming about their imminent demise…

Meanwhile, as Piñata’s resolve crumbled, Salvador stayed at the wheel, gripping it tightly and now trying his best to navigate the swirling, stormy sea around him. When the storm finally lifted, and he could finally see in front of him, he noticed that they had drifted about two hours from land. To make matters worse, the motor had stopped working.

Salvador called his boss on the radio, warning him that they motor had stopped working and that they were now miles out at sea. But there was no response. Even worse was the fact that the GPS they had brought with them had stopped working. They called for the coast guard, who told them to anchor so they could come and rescue them. Unfortunately, the boat wasn’t equipped with an anchor and the two drifted further out to sea…

Waves began to crash against the boat as the two men tried their best to unload the buckets of water that had started to pile up on deck. They looked into the distance and saw that more waves were on the way, waves that were far larger than their tiny fishing boat. The waves were unpredictable, and the men could do little more than trying to steady themselves with each swell.

Hours of the ship being tossed up and down and the two men slipping and sliding across the deck had taken their toll. But as the sun sank past the horizon and the storm raged on, the cold began to become unbearable. The two huddled together under their refrigerator-sized icebox hoping to insulate themselves but took turns bailing water out of the boat…

By the next day, Salvador and Piñata were trying their best to ignore the growing pond of seawater that had been dumped onto the boat over the course of the storm. Instead, Salvador, who was a seasoned captain, knew that he had to align the boat with the waves. That way, they could find a way to navigate the 50 miles back to land.

After unloading as much water as they possibly could, the experienced sailor and his first mate took stock of all the things they still had to worry about. The 25-foot boat was only about as wide as a pickup truck and had no raised structure, no glass, and no running lights, and so it was nearly invisible at sea. The biggest problem, as it turned out, was the catch they had come to collect…


Dump the Catch


Their lucky catch, which weighed an incredible 1,100 lbs. Was making their boat too heavy now and they knew that if they didn’t dump it soon, the ship could capsize and would be even more of a problem for them in the long run. One by one, the two fishermen dumped their catch over the side. It was an act that would haunt them for weeks to come.

As the days wore on, hunger and thirst began to take hold of the two men. They now had no food, no means to catch fish, and no way to collect fresh water. To fix at least half of this problem, they took to trying to catch turtles, jellyfish, and seabirds in order to have something to eat. Finally, 14 days into their journey, it started to rain…



Shutting Down


The two men had been at sea for two months, and while Salvador had become accustomed to catching and eating the animals available to them, Piñata’s mental health, physical health, and spirit had begun to decline. Once he got sick from eating raw seabirds, he refused to eat at all. His own depression and fear were killing him.


Salvador told his dying friend that if he died, he’d go back to Chiapas, Mexico to tell his devout mother that he regretted not being able to say goodbye to her. Not long after that fateful conversation, Ezequiel Cordoba succumbed to malnutrition and exposure and died. Salvador screamed at his friend, “Don’t leave me alone! You have to fight for life! What am I going to do here alone?”


Burial at Sea


At first, Salvador just pretended that his friend hadn’t died. For days after, he propped Cordoba up and spoke to him, but six days later, he finally accepted the truth. He stripped off his friend’s clothes, washed his body, and dropped him overboard. Now he was truly alone.


Perhaps it was his own will to live that kept Salvador Alvarenga alive. Or perhaps it was the fear of suicide he had been instilled with my his mother. Either way, he kept on going, keeping his eyes peeled for any sign of a ship. But even as hundreds of shipping boats crawled across the horizon, there was no way that Salvador could reach them…


An Island



One day, after a particularly nasty storm, Salvador found himself whizzing along on a smooth current. The sky was suddenly filled with shorebirds. Salvador knew that he was headed for land at last. He must have been close. There, in the distance was a green Pacific atoll. It looked small and wild, but it was dry land and would likely have food and shelter.


After crawling naked onto the beach, he laid on the sand for a while, absorbing the reality of the situation. He was thin beyond recognition and weaker than he’d ever been. The island, as it turned out, he was on Tile Islet, a small island that was part of the Ebon Atoll. What’s more, the island had people on it…

People?



The skinny fisherman stumbled his way through the undergrowth until he reached a small canal across from what appeared to be a beach house. This was the home Emi Libokmeto and her husband, Russel Laikidrik. They rushed out to him and welcomed them into their home. He managed to draw a boat and ask for a doctor before passing out.

Despite suffering unimaginable physical and psychological trauma, Salvador had survived his journey and been rescued. He had spent 438 days lost at sea. Soon enough, he was back on his way home to El Salvador, where he was finally reunited with his family. Of course, he made time to reach out to Cordoba’s mother, to give her his last words.







dimarts, 11 de juliol del 2017

Brexit and the prospect of national humiliation

Brexit and the prospect of national humiliation


Things are going badly wrong in Brexit-land. The UK government is weak and divided. The EU is confident and uncompromising. The negotiation clock is ticking and only the wilfully deluded now believe that a “cake-and-eat-it” Brexit is on offer. Instead, Britain appears to face a choice between three different types of humiliation.
The first humiliating outcome is that Britain becomes so desperate for a trade deal that it is forced to accept the EU’s terms, more or less in their entirety. That will mean that Britain agrees to pay a bill of up to €100bn in gross terms, merely to get trade negotiations going. To then secure access to the single market, Britain would have to make further humbling concessions — accepting free movement of people and the jurisdiction of the European Court of Justice.
An alternative humiliating outcome would involve Britain refusing to make an agreement on these terms and crashing out of the EU without a deal in March 2019. British goods and lorries would then stack up at the Channel ports, as they hit new trade and customs barriers — amid general sniggering on the other side of the channel. Job losses would mount in manufacturing and a range of service industries, from finance to pharma. And as investment was diverted to continental Europe, the economy would take a permanent hit.
A weakened Britain would then turn to Donald Trump’s America, in the hope that the US president would make good on his promise of a “very, very big” trade deal. But the dream of a proud, prosperous, “global Britain” would look like a sick joke.
The third humiliating outcome involves Britain realising that there is no good Brexit on offer and abandoning the whole idea and returning meekly to the EU fold. Even to secure agreement to this outcome from the EU27, Britain might have to give up its cherished budget rebate.



Each of these results will cause dismay and anger in Britain. But there is an argument that a dose of national humiliation can be good for a country. The writer Ian Buruma argued recently that British and American politics have become vulnerable to nationalist self-harm because, after the second world war, “generation after generation grew up with . . . the feeling of being special”.
All of the other big nations in Europe experienced occupation, defeat, humiliation or the collapse of democracy during the 20th century. By contrast, Britain takes a frank and understandable pride in never succumbing, in its modern history, to political extremism or military defeat. However Britain’s national pride, viewed from the Brussels perspective, has made the UK an awkward customer that has never accepted the concessions of sovereignty that are necessary to make the EU work. The Eurocrats murmur that if Britain is humbled by Brexit, that might have a positive effect in the long run, persuading the UK eventually to return to the EU with a more realistic assessment of its own power, and of the benefits of the European project.
But is humiliation really good for a country? It is arguable that Britain’s much-prized record of political moderation is connected to the fact that the country has never really been humbled.
Angry and confused countries often take refuge in political extremism or aggressive nationalism. The Chinese government has made avenging the country’s “century of humiliation” (which began in 1839) the centre of a nationalist ideology that its neighbours find increasingly threatening. Vladimir Putin’s sense of humiliation at the collapse of the Soviet Union has driven Russian revanchism in Ukraine and Georgia. Going further back, German humiliation, following defeat in the first world war and the punitive terms of the Treaty of Versailles, contributed mightily to the rise of Hitler.
But if post-1918 Germany offers a warning about the dangers of national humiliation, post-1945 Germany demonstrates that being humbled can sometimes be good for the soul. Out of the moral and physical ruins of Nazism, the next generation of Germans built a country that is now rich, stable and widely admired.


Fortunately, however badly Brexit goes, it will never be a humiliation to rank alongside responsibility for the Holocaust or occupation by a foreign power. Nonetheless, any of the three possible Brexit humiliations will be a profound blow to national confidence.
The resulting public anger is likely to cause a further polarisation in domestic politics. The nationalist right is likely to blame Europeans for allegedly ganging up on Britain and the liberal establishment in the UK for “selling out the country”. The Corbynite left would also stoke anti-establishment anger, and would use the general chaos to push for a massive expansion in the state — and a radical realignment in British foreign and defence policy. That, in turn, would provoke a counter-radicalisation by the right.
But it also possible to imagine more cheerful scenarios. A country that has made the self-mocking ditty “Always Look on the Bright Side of Life” an alternative national anthem, might have the ability to shrug off a Brexit humiliation. Stereotypes about Britain’s “national character” tend to emphasise pragmatism, a sense of humour and an ability to cope with adversity. The Brits may need all of those qualities to cope with the fallout from Brexit.

divendres, 7 de juliol del 2017

The dark secrets of Hitler's homes

Jaw-dropping revelations about the despot's main residences

Adolf Hitler's residences were the settings for key events in the murderous dictator's dysfunctional – and frankly disturbing – private life. The angst-ridden scenes of suicides and assassination attempts, these properties harbor plenty of dark secrets. We reveal the shocking truth behind the Nazi despot's homes.

Prinzregentenplatz 16, Munich: Hitler's private apartment

The dictator divided his time between four main properties. Hitler was living in a plush nine-room apartment on Munich's Prinzregentenplatz when he declared himself Führer in 1934, and used the property thereafter as a place to stay and meet dignitaries when he was visiting the Southern German city.

Hitler had moved into the apartment in 1929. The property was financed by Nazi benefactor and publisher Hugo Bruckmann and decorated by interior designer Gerdy Troost, who decked it out with contemporary Nazi-approved furniture and 'non-degenerate' art.

Hitler liked to show off his apartment to world leaders he was seeking to impress. The Führer met with Italian dictator Benito Mussolini at the apartment in 1937 and hosted British Prime Minister Neville Chamberlain there the following year.


According to historians, Hitler's girlfriend, Eva Braun, would show friends this 1938 photograph of Chamberlain in the apartment, whispering, “if only he knew what goings-on that sofa has seen!” The building is still standing and currently houses the Munich Pólice HQ.


Reich Chancellery, Berlin: Hitler's official residence

When Hitler gave himself the title of Führer in 1934, he commandeered the former president's private apartment in the Reich Chancellery and renamed it the Führerwohnung (leader's apartment).



The Nazi despot was unimpressed with the space, and while he thought it could pass as a suitable HQ for “a soap company”, Hitler deemed the private apartments unbefitting for a leader of his stature.


Hitler set about remodeling the residence and called upon the services of his personal architect Albert Speer, who went on to oversee extensive slave labor works during World War II.

Hitler would spend time with his lover Eva Braun in the official residence, but their liaisons were discreet and unpublicized. The Nazi leader, who believed he was irresistible to the opposite sex, thought that the women of the Reich would be traumatized if they discovered he wasn't single.


Always eager to keep his relationship with Braun hush-hush, Hitler forced her to use a back entrance to enter and leave the Reich Chancellery and was cautious never to be spotted in public with his lover.



During the period Hitler resided in Berlin, Braun attempted suicide. In 1935, the Nazi leader's mistress took an overdose of sleeping pills. It was Braun's second attempt to kill herself – she'd already tried to take her own life in 1932.



Braun was frequently unhappy about the secretive nature of her relationship with Hitler and the fact the couple couldn't get married. They were often apart, and it was during these periods of separation that Braun attempted to take her own life.




  1. Berghof, Berchtesgarden: Hitler's country retreat
  2. Though Hitler spent a fair amount of time at the Reich Chancellery during World War II, the Führer's preferred base was the Berghof, his idyllic country retreat near Berchtesgarden in Southern Germany's Bavarian Alps.



Hitler bought the Alpine retreat in 1933, using the royalties he'd amassed from sales of his autobiography Mein Kampf, and named it the Berghof following extensive renovations in 1936.



It was here that Hitler could really relax, and the Nazi leader was frequently accompanied by Eva Braun. Away from prying eyes, the Berghof was one of the few places the couple could openly express their relationship.


Hitler's stays at the Berghof were exploited for propaganda purposes. In an attempt to soften his brutal image, the Führer was presented as an idealized country gentleman, fond of children and animals, and photos of Hitler relaxing at his country estate were commonplace in German newspapers and magazines at the time.


Hitler was often pictured with young children, including a girl called Bernile Nienau. The Munich-born fraulein met Hitler at a local rally in 1933, and when she told him they shared the same birthday, he invited seven-year-old Bernile and her mother to the Berghof.



  1. Berghof, Berchtesgarden: Hitler's country retreat
  2. Charmed by the child, Hitler grew so fond of Nienau that she was even described as 'des Führers Kind' (the Führer's child). But Neinau had a secret. She was a quarter Jewish, and therefore considered 'undesirable' by the Nazi regime.





Surprisingly, after Neinau had been denounced, Hitler was reportedly prepared to overlook Neinau's part-Jewish ancestry, but when the Führer's right-hand henchman Martin Bormann found out, he banned Neinau and her mother from the Berghof and pulled all photos of Hitler and the child from publication


Neinau never saw the Führer again, and while she and her family were spared the horrors of the Holocaust, Neinau died at the tender age of 17 in Munich's Schwabinger Hospital from polio-related spinal paralysis.






Wolf's Lair, Kętrzyn: Hitler's Eastern Front bolthole

Hitler had several Führerhauptquartiere (Führer Headquarters) on the Eastern Front, but the so-called Wolfsschanze or Wolf's Lair complex in Kętrzyn, modern-day Poland, was his principal command post and Eastern Front residence.





In total, the Nazi leader spent more than 800 days at the Wolf's Lair during World War II. Hitler's heavily fortified living quarters were located in a bunker at the northern side of the sprawling complex.




Holed up in his lair, Hitler became convinced he would be poisoned, a not altogether unlikely prospect. To counter the threat, a team of 15 women from a nearby village were recruited as food tasters.








On July 20, 1944, a group of high-ranking Wehrmacht officers, including aristocrat Claus von Stauffenberg (pictured) tried to assassinate Hitler by placing a bomb in the Wolf's Lair. Dubbed 'Operation Valkyrie' or the July 20 Plot, the operation was a tragic failure.




The bomb detonated at 12:42 injuring 25 people, three of whom later died from their injuries. Food taster Margot Wölk heard the explosion and was convinced Hitler had been killed. Unfortunately, Hitler survived the assassination attempt. He was saved by a sturdy table leg, which shielded him from the blast.



The retribution was swift and savage. The ringleaders, including Claus von Stauffenberg, were executed by firing squad and anyone with the remotest link to the conspiracy was rounded up, tortured and put to death. As many as 5,000 Germans were executed in the aftermath.




Fleeing the advancing Soviet troops, Hitler left the Wolf's Lair for the last time in November 1944. Out of the 15 food tasters, Margot Wölk managed to escape but the remaining 14 were not so lucky. They were rounded up and shot by Soviet troops in January 1945.




The Wolf's Lair was destroyed not long after with thousands of tons of TNT, but the mine fields surrounding the complex were not cleared until the mid-1950s, and the area remained largely out of bounds for decades.





  1. Reich Chancellery, Berlin: Hitler's official residence
  2. Hitler carried on living at the official residence of Reich Chancellery sporadically until the final days of World War II, when along with Braun and his closest confidants and colleagues, he retreated to the Führerbunker, the VIP air raid shelter located near the Reich Chancellery.





The Red Army closing in, Hitler agreed to marry his lover and Braun finally got her wish on April 28, 1945. Two days later, the couple committed suicide: Hitler shot himself in the head and Braun bit into a vial of cyanide.






Their bodies were burned in the gardens of the Reich Chancellery. By May 1945, the building was all-but destroyed and not long after World War II, the remnants of the Reich Chancellery were demolished by Soviet troops.




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Fa 80 anys: el Doolittle Raid va marcar el dia que sabíem que podríem guanyar la Segona Guerra Mundial. Com a patriòtic nord-americà, durant...